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who made my clothes – fashion revolution 2018

By Bordelaise By Mimi On lundi, avril 23 rd, 2018 · 13 Comments · In Divers

Qui fait mes vêtements ? Dans quel pays ? Et dans quelles conditions ?

J’ai commencé à me poser ces questions il y a bientôt 2 ans, en rencontrant Eloïse Moigno, créatrice de la plateforme SloWeAre. Pourtant, du shopping, j’en faisait depuis des années. Plus que de raison. Souvent à outrance. Et mes multiples armoires et étagères s’en souviennent. J’adorais passer des heures chez Zara, Mango, Pimkie ou H&M à trouver LA pièce qui manquait à mon dressing. Pièce qui une fois achetée était souvent mise au placard et tombait dans l’oubli.

Alors bien sure j’ai eut des vêtements “coup de cœur”, des robes, des vestes ou des paires de chaussures que j’ai encore dans mon armoire. Mais que représentent t’elles par rapport à tous ces tee shirts oubliés au fin fond d’un placard, de ces chaussures encore neuves car achetées sur un coup de tête mais jamais portées ? Seulement la partie émergée de l’iceberg… Alors comment peut on acheter autant de fringues à si bas prix ? Et que faire de cet excédent de vêtements dont on ne veut plus ?  

Fashion Revolution – Soyons Consom’acteurs !

Cette année, et ce depuis 5 ans maintenant, nous célébrons un bien triste anniversaire. Celui de l’effondrement du Rana Plaza. Cet atelier de confection s’est écroulé un 24 Avril à Dhaka au Bangladesh, laissant sous ses décombres 1 133 corps inanimés et plus de 2 500 blessés. Si depuis ce drame, beaucoup ont pris conscience de l’impact négatif que pouvait avoir l’industrie de la mode sur les êtres humains, mais également sur la planète, trop d’entreprises ferment encore les yeux sur la façon dont sont confectionnés leurs vêtements, et peu de personnes connaissent les conditions misérables dans lesquels travaillent ces employés de la mode low coast

 

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Le Drame du Rana Plaza au Bangladesh

 

Aussi, du 23 au 29 Avril, le collectif Fashion Revolution invite les marques comme les consommateurs à penser la mode autrement, de façon plus éthique, de manière plus durable, en interrogeant notamment sur ceux qui fabriquent nos vêtements et sur les répercussions de l’industrie de la mode sur notre environnement. Pour cela, le collectif Fashion Revolution propose aux clients de questionner les marques où ils achètent leurs vêtements et ce, via les réseaux sociaux, en postant une photo de leur vêtement, étiquette apparente.

 

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#WhoMadeMyClothes

 

L’idée: tagguer la marque et ajouter le hastag #WhoMadeMyClothes afin d’interpeller les enseignes de mode et d’exiger plus de transparence qu’en à la fabrication des vêtements. Nous sommes plus que des consommateurs, nous sommes des consom’acteurs! Nos questions et notre curiosité ont le pouvoir de faire bouger les chosent! Et cette démarche prouve bien aux marques que nous ne sommes pas indifférents aux répercussions que peut avoir l’industrie de la mode sur de nombreuses vies.

La Mode à petits prix (dans les coulisses de la Fast Fashion)

Ce n’est plus un secret, l’industrie de la Mode n’est pas un monde glamour fait uniquement de dentelles et de paillettes mais un secteur dont l’activité néfaste impacte autant les hommes que la planète. En effet, l’industrie de la Mode est la deuxième industrie la plus polluante après celle du pétrole. Pollution de l’eau et des sols, mais aussi absence de droits sociaux, travail infantile, … Le secteur de la Fast Fashion est à l’origine de bien des mots. Pourtant, nous achetons bien plus que nos parents, et nous payons les vêtements 15% moins cher qu’en l’an 2000 (analyse de Nayla Ajaltouni/Collectif Ethique sur l’étiquette). Comment cela se fait ce ?

 

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Pour voir le reportage, cliquez sur Toxic Fringues – Cash Investigation

 

L’industrie de la Fast Fashion est un modèle économique qui repose sur la surproduction. Fabriquer toujours plus de vêtements, toujours plus vite, sans tenir compte du rythme des saisons ni des êtres vivants employés (exploités ?) à bas prix. En effet, la fast fashion emploie une main d’oeuvre peu chère, dans des pays en développement, afin de revendre à pas chère des vêtements à des consommateurs occidentaux (nous) friand de Mode. Oui mais la Mode à petit prix, toute belle, toute rose, ça n’existe pas. Il y a toujours quelqu’un qui paie le prix. Et c’est là encore les hommes, les animaux et la planète. On ne peut pas surproduire en respectant c’est trois là pour plusieurs raisons.

 

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The True Cost – Le vrai prix de la Fast Fashion – Dispo sur Netflix

 

  • Si les vêtements des enseignes Fast Fashion sont aussi peu chères, c’est par ce que des ouvriers du bout du monde sont payés au lance pierre. Impossible de confectionner aussi vite et à bas prix dans de bonnes conditions  (l’effondrement du Rana Plaza en est malheureusement la triste preuve).
  • Si aujourd’hui Monsieur et Madame tous le monde peuvent s’acheter un pull en cachemire, c’est par ce qu’avant sa confection, un animal a souffert. Impossible de prélever précautionneusement des poils, des plumes ou de la laine sur un animal quand on produit des vêtements à une cadence aussi folle.
  • Si on trouve autant de tee shirts à bas prix, c’est par ce qu’il y a également surproduction de coton. Cette plante gourmande en eau vit, comme tous les végétaux, au rythme des saisons. Et des saisons y en a 4, pas une trentaine comme chez Zara ou H&M (sorry mais je cite des noms, ça me démangeait depuis un moment). Alors pour produire toujours plus de coton, il faut toujours plus d’engrais chimiques, de pesticides et bien sure d’eau.

Et derrière qui est ce qui trinque ? Bah la planète. Et qui est ce qui vit sur le planète. Nous et nos compères les animaux.

Consommer Moins, Consommer mieux

Alors vous allez me dire “Ouais mais Mimi, mon budget, il est serré comme Kim K dans un 34, et en plus je suis une aaaaaccro à la Mode, donc je ne peux pas arrêter, comme ça, de changer de fringues a tout va”. T’inquiète mon petit chat, moi aussi j’ai été une victime de la Mode et même aujourd’hui, je renouvelle de temps en temps mon dressing car j’aime toujours autant changer de fringues. Et pour cela, il y a quelques astuces pour acheter moins mais mieux, des plus onéreuses (toi aussi tu baves devant les sacs vegan Stella MacCartney) au moins chères (#TeamVinted).

 

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Veste Bomber et Jean Ekyog – Top T’Edith / Sweat, Leggings et Tennis achetés sur Vinted

 

Aujourd’hui, de nombreuses marques comme Ekyog, Skunkfunk, People Tree, Cus ou Lanius proposent des vêtements confectionnés dans de bonnes conditions et dans des matières durables comme le coton bio, le lin (label GOTS). On peut également trouver des marques françaises comme, Carrousel Cloting, Black Verveine et bordelaises comme T’Edith ou Aatise qui imaginent et fabriquent leurs vêtements en France. Quelques e-shop comme Dream Act et Dressing Responsable proposent différentes marques éthiques.

Il y a aussi la deuxième main. Cette astuce fabuleuse plaira à celles qui aiment fouiner, chiner, dans les friperies et vide dressing. J’y vais aussi bien pour y confier des vêtements que pour en acheter (surtout chez Frip’ Confit ma boutique chouchou). Et pour les plus connectées d’entre nous, il y a bien évidement Vinted. Haa Vinted, cette appli génial qui permet de vendre les vêtements que tu ne mets plus et d’en shopper d’autres pour refaire ta garde robe. J’adore ce concept et ai commencé à vendre (comme à trouver) quelques fringues pour l’Eté (vinted -> @bordelaisebymimi).

Alors, prête pour la Fashion Revolution ?

 

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#WhoMadeMyClothes / A télécharger – Imprimer

 

J’espère que cet article vous a plu. Et pour celles qui souhaitent toujours plus d’astuces pour un dressing plus green, voici quelques Blogs à consulter:

Who made my clothes – Fashion Revolution 2018 – Blog Bordelaise by Mimi – Food, Beauté, Lifestyle à Bordeaux

About the author

  1. Bonjour Mimi!
    Je trouve ton article hyper intéressante et courageux ! C’est vraie quand on bave devant une belle robe à Zara on se pose pas trop des questions de ce type! ça devra être aux gouvernement de pensé à ces types des problèmes et trouver des vraies solutions. C’est hallucinant que des habilles arrivent dans nos placards d’une manière “illégal” . Mais bon, j’ai bien compris que c’est à nous consommateurs de bouger un peu les choses parce que sinon on y va droit au désastre social et écologique ! Dommage!
    Bisous

  2. C’est vraiment un article intéressant où d’ailleurs il est important de rappeler que l’on peut être acteur. En France, on tend à pousser les consommateurs à changer leur habitude. Cependant, il reste difficile, il y a constamment cette crainte du prix. Bien évidemment, il existe des entreprises qui répondent à la totalité des besoins. Mis à part ça, comme tu le montres il existe des actes essentiels, et que la société propose aujourd’hui qui est top.

    • C’est vrai qu’entre les pubs, les newsletters des marques et les magazines, on est très souvent sollicité à consommer plus. Effectivement, il n’est pas toujours évident de changer ses habitudes d’un coup. Mais en prenant conscience des choses, on peut les changer petit à petit. Surtout aujourd’hui où beaucoup de marques eco-responsable voient le jour et proposent de jolies vêtements. Et puis il y a toujours la seconde main avec Vinted et les friperies 🙂

  3. Dans mes études en mode, ce débat revenait souvent. Je me souviens d’un intervenant qui nous expliquait que même le coton n’est pas la solution tellement il engendre beaucoup trop d’eau.
    C’est sûre que c’est triste que la made in France se perd mais malheureusement les marques d’entrée de gamme c’est ce que la plupart des gens peuvent s’offrir.
    Après, je suis d’accord il faudrait que pour ça que les gens (et moi) arrêtent de consommer autant dans les magasins. Comme par exemple, tout ces influences sur instagram qui changent d’habits tous les jours, moi ça m’énerve ! lol.
    Après il reste le DIY aussi qui est une bonne alternative. J’aime tellement fabriquer mes vêtements.
    Des bisous,
    Margot
    https://troughthepasturesofthesky.com/

    • Hello Margot!
      comment vas tu ? effectivement, le DIY est une bonne solution. Il existe beaucoup de site qui propose des patrons faciles à réaliser. Sinon c’est vrai que le made in France se perd. Mais au delà de ça, si les ouvriers des usines Zara, H&M, … étaient payés à leur juste valeur, avec un salaire décent, et travaillaient dans de bonnes conditions, ça serait un grand pas. D’autres part, il faudrait aussi que les enseignes Fast Fashion produisent moins et ne rejettent pas tous leurs déchets n’importe où histoire de préserver la planète… Bref, il reste pas mal d’axes à améliorer. Et je pense également que les influenceurs ont un rôle essentielle à jouer. On peut changer de fringues souvent sans surconsommer. Le DiY, les friperies, les vide dressing et vinted sont top pour ça 🙂

  4. Perso je bosse dans une boutique de vêtements donc forcément je suis en lien direct avec cette problématique. Mais je m’y intéresse depuis quelques années aussi alors je me retrouve dans ton article!

    Bisous et belle soirée
    Céline
    https://merrygoroundgirl.wordpress.com/

    • Hello Céline,
      c’est vrai qu’on ne peut pas rester insensible aux conséquences néfastes que peut avoir la Fast Fashion sur les êtres vivants et notre environnement 🙂 Les reportages cités plus haut expliquent de façon simple et claire le modèle économique de la Fast Fashion est pourquoi ce n’est pas viable, tant pour les ouvriers de cette industrie que pour la planète en raison de la pollution engendrée

  5. Ton post me parle beaucoup car je veux justement travailler dans le domaine de la mode (coté commerce) donc c’est forcément un sujet qu’il faut aborder et s’assurer que la société évolue dans le bon sens! des bisous ma belle!

    • Hello!
      Comment vas tu ? Aujourd’hui on ne peut pas s’intéresser à la Mode sans penser à ceux qui la font et aux répercussions que peut avoir celle ci au niveau écologique. Les reportages Toxic Fringues et The True Cost explique bien cela.

  6. Merci beaucoup pour ce bel article 🙂

  7. Coucou ma belle Mimi,
    J’avoue ne pas faire assez attention à la composition et la provenance de mes vêtements mais j’ai envie de me pencher sur la question tout doucement ! Déjà quand c’est possible j’achète du made in France et du 100% coton, c’est top en tout cas que de plus en plus de marques voient le jour car ça va permettre d’avoir du choix plus facilement 🙂
    Plein de bisous à toi <3

    • Hello!
      Effectivement, on peut trouver de jolies fringues chez Lanius, Cus, Ekyog, Black Verveine, Les Récupérables, mais aussi sur des sites comme dressing responsable, dream act, … Et puis il y a aussi la seconde main avec Vinted 🙂

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